Parce que j'ai prévu d'être surpris...

Parce que j'ai prévu d'être surpris...
On m'a dit une fois que c'était avec les nouvelles expériences que l'on se révele vraiment, et qu'ainsi, se laisser surprendre valait mieux que de tout prévoir. Et bien, j'ai beau prévoir un tas de choses, je resterai toujours surpris par cette accélération du coeur et cette hausse de la température, expérience renouvellée à chaque sourire...

La première fois, je me suis laissé surprendre par cette force d'esprit et ces ressources aussi variées qu'intéressantes et ma curiosité a pris le pas.
Puis surpris par la première colère qui, au lieu de finir en claques,m'a faite croisée ses doigts et a marqué le commencement.
Surpris encore et toujours par la simplicité et le plaisir de cette expérience, ces découvertes, ces couleurs, cette serenité...

On me dit optimiste, et aussi trop prévoyant, mais c'est parce qu'au final je ne sais prévoir que le plus commun des bonheurs que je reste surpris par l'intensité de ces moments, et que j'ai toutes les raisons d'être optimiste.
Je me dis passif, et peu démonstratif, mais je pense faire des progrès grâce à une volonté accumulée au fil de ses sourires.

Je dis beaucoup de choses, beaucoup d'histoires, mais la plus belle reste à écrire...

# Posté le samedi 20 juin 2009 17:19

Proverbe encyclopédique








Hey toi, n'oublie pas, pas une seconde....






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# Posté le lundi 01 juin 2009 05:31

Le lien, ou la science à deux

Le lien, ou la science à deux
Le lien, c'est une paire de chaussures, qui s'accommode toujours mieux avec le pied, s'effrite, s'entretient, prend l'eau, vieillit mais lui donne toujours plus de charme pour son possesseur.

Le lien s'apprécie selon sa longueur et son diamètre. Il s'agrandit avec le temps, s'élargit avec l'échange, se défile avec l'incompréhension, se coupe avec la volonté de se recentrer sur soi.
C'est à l'épreuve des mensonges, de la franchise, des ambitions personnelles, des moments de cohésion qu'il se trouve renforcé ou amenui.
C'est la raison pour laquelle nous sommes prêts à beaucoup de choses et qu'il nous est difficile d'ignorer la face du monde.
Aujourd'hui, si les liens ne sont plus aussi formels qu'autrefois, on ne peut pas pour autant déclarer l'individualisme omnipotent car nous ne sommes rien sans ceux qui nous ont construit, qui nous ont appris la vie, où l'on simplement appris à nos côtés.
Je pense que chaque lien est une richesse à ne pas perdre, même dans les moments durs, même dans la déception, même s'il nous est toujours plus facile de retenir la marque de la cicatrice que ce qui a été assimilé lors du développement de ce lien. Mais ce sont les liens qui nous permettent de nous rappeler qui nous sommes, ce sont les cartes mémoires de nos vies, les raisons de nos sourires, de nos peines, de nos réflexions, ceux qui nous changent et créent toujours un peu plus de vérité. Mais avant tout, chaque lien est unique ce qui explique sa rareté.

Après tout, le lien commence au premier regard et ne s'arrête qu'avec la mort.

# Posté le dimanche 05 avril 2009 15:45

Modifié le dimanche 05 avril 2009 16:05

Moments de faiblesse, creux à enrober

Le fait est que mon premier moment de faiblesse n'est autre que de ne pas trouver d'accroche pour cet article tant attendu... Mais comme ma réflexion sur le sujet, sa chute devrait être pleine de sagesse.
Cette histoire est certainement l'histoire de mes vacances, des retrouvailles avec ma Dordogne natale, l'histoire d'un « retour » à la vie paisible conjugué à un goût de la liberté bien plus affirmé. C'est aussi l'histoire d'une entrée attendue dans le monde du travail, avec (Je vois la mer pour la 1ere fois de l'été, veuillez m'excusez ce moment d'innatention, un vieil homme est en extase devant moi...) ses modes d'organisations, sa hiérarchie que l'on conteste continuellement, ses temps de pause et ses voyages itinérants... Parallelement à ces activités de glandouille encadrés rémunérées, il y a les prises de responsabilités bénévoles mais qui nous offrent une reconnaissance locale et des demis gratuits, mais non pas sans inquiétude quant à la bonne gestion des festivités. Enfin, c'est l'histoire de personnes bien connues ou fraîchement rencontrées, dans un environnement où la confiance personnelle domine, parfois trop au point d'oublier les trajectoires inconnues de destins croisés.
Cette histoire est avant tout une histoire de moments de faiblesse, qui aussi divers soient ils, me rappellent qu'il est toujours de mon propre ressort de retenir les leçons de vie idoines. Car plutôt que d'affirmer simplement mes (grands) manques pour tracer le portrait que chacun peut se faire de moi et dès lors se faire son opinion, je tiens à faciliter la vie de tout le monde, et surtout la mienne, en cherchant le concensus. Voilà une notion qui aura jalonné mes vacances...
Ainsi, ma plus grande découverte des vacances, c'est certainement cet instant où tout est remis à zéro en pleine journée, où l'on s'offre une seconde chance, de manière à passer des instants sombres d'une journée à une occasion de se racheter, j'ai nommé... la sieste! Quel bienfait après le souvenir d'une bouteille explosée en rayon, les remarques piquantes d'un supérieur qu'on n'apprécie guère, ou bien encore cet outil sur lequel on n'arrive pas à poser un nom alors qu'on est sensé représenter un puits de connaissance... Croyez moi, ce monde nous met bien à rude épreuve et une bonne sieste salvatrice est bien méritée, contrairement à ce que je m'accordais à penser auparavant sur une soi-disante perte de temps. Mais il ne faut pas prendre cela pour un échappatoire après lequel j'aurais oublier ce qu'est une truelle, ou tout autre obstacle de la vie quotidienne. En effet, je veux enrober tout ça, aussi sale que ça puisse paraitre, on évite de crever nos roues sur la route. Alors je m'attache à mettre du goudron sur ces faiblesses, sans partir en ayant satisfait ma conscience pour que la prochaine pluie efface tous ces efforts. Non, il faut bien aplatir tout ça, rouler dessus et repasser de temps à autre pour voir si l'enrobage à bien tenu. Pas question de laisser un fonds de caisse perdue on ne sait où, laisser un chef passer au dessus des règles, laisser cramer les framboisiers, être désagréable avec des amis et vouloir leur apprendre la vie sans consentement, ainsi que toutes maladresses, méchanceté et autres bêtises...
Ainsi, la sieste peut se faire en une dizaine de minutes pour des réglages superflus, où quelques heures en compagnie de la personne que l'on a pu blessé, pour mieux cicatriser et pouvoir comparer ses blessures de guerre. Ce train même est une grande sieste durant laquelle le paysage défilant s'apparente à ces instants de vacances, qui autant parsemés de moments de faiblesse, restent haut en couleur à l'approche de l'automne qui, je l'espère, fera tomber avec lui les derniers doutes.


Remerciements à : Jacquou le Croquant pour la Dordogne, David pour Intermarché contre Lemarchand, aux plantes du jardin des Bogaert, à l'équipe de guide touristique des cantonniers de Neuvic tout comme à leur Mac Giver à femmes, à mes amis, toujours et encore plus là, à ma famille et toujours plus ma mère, à Léa et encore plus Nadine... (pour l'avoir fait naître :D)
Moments de faiblesse, creux à enrober

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 11:31

Ha, on a frôlé la vie hein...

Frolé, frolé, c'est un euphémisme! On est rentré dedans à pleine vitesse, complètement bourré, sans frein de vélo... Et finalement, parti d'une extrémité de notre belle duchesse, je finis mon parcours de l'autre côté, tout ça avec « entrain »...
Ce chemin, je l'ai fait bien souvent, à en devenir routinière, et pourtant ce n'est que maintenant que j'en saisis toutes les caractéristiques...
Point de départ, le garage, lieu isolé, tout comme ce village dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le nom, pour débouler sur la rue et ses péripéties... Le bar, le lavomatique, la boulangerie... Plutot représentatif de la vie étudiante...
Nous voici au pied de la belle Anne, et le chemin s'annonce déjà bien rude! Le départ se passe dans de bonnes conditions, pas de difficultés à passer les obstacles, je trace ma route dans cette vie thaborienne... La fin, c'est autre chose! Des doutes sur ma capacité à terminer cette année sans avoir le souffle coupé. Mais finalement la fin arrive suffisament vite pour se rendre compte que l'aventure ne s'arrete pas là, qu'ensuite l'avenir s'annonce plat et serein, le plus dur est passé... Bien sûr, vous remarquerez je termine cette grande montée en danseuse sur mon petit vélo :)
Feu rouge! C'est le temps de faire une pause, reprendre son inspiration, rentrer chez soi l'espace d'un instant et reprendre les vieilles habitudes, tout en gardant les expériences acquises dans la tête pour mieux appréhender le reste du trajet...
En attendant pensons à prendre tous les amis sur le passage, spéciale dédicasse à BF, voisine de trajet, qui s'est battue pour rester sur la piste de danse :) et pensons à tout ce qui se peut se passer dans l'année à suivre... Danse, toujours et encore, année à l'étranger, colocation d'appart à 3, d'immeuble à 5, majorité dans toute sa splendeur...
Et finalement nous arrivons au lieu sacré, magnifique par sa structure, à la sagesse reconnue, mais qui ne représente qu'un petit bout de chemin parmi tout le reste... Mais sachez donc que de toute manière, maintenant, toutes les routes menent à l'IEP, même en sens interdit.

Je suis maintenant plus prêt de l'IEP, plus près de tout d'ailleurs, et ça avec une famille recomposée... Je suis dans le coup, en somme... Mais n'oubliez pas qu'au sommet d'un de mes tas de cailloux, je vois droit devant comme loin derrière!
Ha, on a frôlé la vie hein...

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 13:18

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 13:29