Le fait est que mon premier moment de faiblesse n'est autre que de ne pas trouver d'accroche pour cet article tant attendu... Mais comme ma réflexion sur le sujet, sa chute devrait être pleine de sagesse.
Cette histoire est certainement l'histoire de mes vacances, des retrouvailles avec ma Dordogne natale, l'histoire d'un « retour » à la vie paisible conjugué à un goût de la liberté bien plus affirmé. C'est aussi l'histoire d'une entrée attendue dans le monde du travail, avec (Je vois la mer pour la 1ere fois de l'été, veuillez m'excusez ce moment d'innatention, un vieil homme est en extase devant moi...) ses modes d'organisations, sa hiérarchie que l'on conteste continuellement, ses temps de pause et ses voyages itinérants... Parallelement à ces activités de glandouille encadrés rémunérées, il y a les prises de responsabilités bénévoles mais qui nous offrent une reconnaissance locale et des demis gratuits, mais non pas sans inquiétude quant à la bonne gestion des festivités. Enfin, c'est l'histoire de personnes bien connues ou fraîchement rencontrées, dans un environnement où la confiance personnelle domine, parfois trop au point d'oublier les trajectoires inconnues de destins croisés.
Cette histoire est avant tout une histoire de moments de faiblesse, qui aussi divers soient ils, me rappellent qu'il est toujours de mon propre ressort de retenir les leçons de vie idoines. Car plutôt que d'affirmer simplement mes (grands) manques pour tracer le portrait que chacun peut se faire de moi et dès lors se faire son opinion, je tiens à faciliter la vie de tout le monde, et surtout la mienne, en cherchant le concensus. Voilà une notion qui aura jalonné mes vacances...
Ainsi, ma plus grande découverte des vacances, c'est certainement cet instant où tout est remis à zéro en pleine journée, où l'on s'offre une seconde chance, de manière à passer des instants sombres d'une journée à une occasion de se racheter, j'ai nommé... la sieste! Quel bienfait après le souvenir d'une bouteille explosée en rayon, les remarques piquantes d'un supérieur qu'on n'apprécie guère, ou bien encore cet outil sur lequel on n'arrive pas à poser un nom alors qu'on est sensé représenter un puits de connaissance... Croyez moi, ce monde nous met bien à rude épreuve et une bonne sieste salvatrice est bien méritée, contrairement à ce que je m'accordais à penser auparavant sur une soi-disante perte de temps. Mais il ne faut pas prendre cela pour un échappatoire après lequel j'aurais oublier ce qu'est une truelle, ou tout autre obstacle de la vie quotidienne. En effet, je veux enrober tout ça, aussi sale que ça puisse paraitre, on évite de crever nos roues sur la route. Alors je m'attache à mettre du goudron sur ces faiblesses, sans partir en ayant satisfait ma conscience pour que la prochaine pluie efface tous ces efforts. Non, il faut bien aplatir tout ça, rouler dessus et repasser de temps à autre pour voir si l'enrobage à bien tenu. Pas question de laisser un fonds de caisse perdue on ne sait où, laisser un chef passer au dessus des règles, laisser cramer les framboisiers, être désagréable avec des amis et vouloir leur apprendre la vie sans consentement, ainsi que toutes maladresses, méchanceté et autres bêtises...
Ainsi, la sieste peut se faire en une dizaine de minutes pour des réglages superflus, où quelques heures en compagnie de la personne que l'on a pu blessé, pour mieux cicatriser et pouvoir comparer ses blessures de guerre. Ce train même est une grande sieste durant laquelle le paysage défilant s'apparente à ces instants de vacances, qui autant parsemés de moments de faiblesse, restent haut en couleur à l'approche de l'automne qui, je l'espère, fera tomber avec lui les derniers doutes.
Remerciements à : Jacquou le Croquant pour la Dordogne, David pour Intermarché contre Lemarchand, aux plantes du jardin des Bogaert, à l'équipe de guide touristique des cantonniers de Neuvic tout comme à leur Mac Giver à femmes, à mes amis, toujours et encore plus là, à ma famille et toujours plus ma mère, à Léa et encore plus Nadine... (pour l'avoir fait naître :D)